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9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 14:31


Hervé Duval et Yannick Connan ont exposé à la galerie du 11 juillet au 7 août 2009.








Hervé Duval présente ses derniers travaux, dans lesquels il allie le hasard et la maitrise en mettant en oeuvre diverses formes d'automatismes "pour explorer les terres inconnues, au plus intime de soi".



 

"Hervé Duval mêle l'automatisme gestuel aux automatismes mécaniques tels que grattages, lessivages, recouvrements, ponçages, dont il interprête les résultats. Ces couches successives qui « remontent » à la surface du tableau évoquent autant de strates d'une géologie de cette mémoire de l'autre versant de l'activité mentale, porteuse de traces inscrites dans une matière minérale, non sans analogies avec l'art pariétal. "
Suzel-Ania Charbonnel

  

 

 

(...)  « Je ne revendique pas le rôle de passeur mais plutôt celui de passage », déclare Hervé Duval, j'aime l'idée que je ne suis pas seul à peindre le tableau en train de se faire. Pendant plusieurs années, de 1985 à 1987, j'ai peint les quatre mêmes supports, recouvrant quotidiennement le travail de la veille, sans regret pour les images disparues, sans l'envie de faire une oeuvre et encore moins de la montrer. Période très introvertie, d'expériences et d'expérimentations, bien loin du « regard de l'autre ».


"Le point de vue du regardeur que je suis ne peut qu'être alerté par l'évidence de ces derniers mots, qui situent la démarche d'Hervé Duval dans cette période 85/87 comme une quête spirituelle, en référence à une nécessité intérieure qui implique des temps où, comme l'affirmait André Breton, « l'être se recharge en mileu isolé », où les images éphémères semblent sous-tendre le voyage aux tréfonds de soi, pour l'artiste qui se livre à une sorte de rituel divinatoire : l'interrogation comme autant de rêves interprêtés. Ceci n'est pas sans me faire penser aux peintures de sable des chamans navajos dispersées aux quatre vents après leurs cérémonies."

Suzel-Ania Charbonnel




Yannick Connan exposent des sculptures en granit, ses "érosions".
On peut parler là aussi de couches successives, de strates... dans sa façon de composer ses sculptures.

 

 

"Yannick Connan est parti du besoin de se confronter à des matériaux à structure élémentaire, minéraux, végétaux, qui préexiste à l'Homme et à son histoire, tout en fondant l'un et l'autre.
Les Érosions sont la mise au jour d'une mémoire oubliée sous l'empilement des coutumes, l'ébauche d'une langue neuve jaillie de la sédimentation des usages, racines d'une généalogie imaginaire; d'éléments d'une stratégie de présence au monde."

Emmanuel B. Freund



 

"...de la sédimentation des usages.
Fragment arraché à une mine à ciel ouvert, Fiche est le fruit d'une rêverie opérative sur le destin de l'Homme vertical, celui qui, planté quelque part, vient à bout de son opacité pour réverbérer la lumière du cosmos.
"..." racines d'une généalogie imaginaire;..."   yannick Connan


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Published by isabelle goude
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