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18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 17:55

Jean Luc Bourel et Bernard San Miguel ont exposé à la galerie Isabelle Goude du 20 décembre 2008 au 1er février 2009.



Jean Luc Bourel présente des oeuvres sur papier marouflées sur toile. Un travail, une recherche sur le noir, le gris, le blanc, la lumière.



 

« le sentiment de la lisière, du rivage est au coeur du travail de la peinture.../.. jamais assez de blanc pour donner au noir la qualité de lumière d'une trace à peine discernable, pour tamiser une surface d'ombre et la faire vibrer au seuil de l'opacité. Le blanc est devenu couleur-lumière, faisant naître un monde de sable, de neige et de roches... »



 
  


La Chine, la Finlande, où Jean Luc Bourel a séjourné, et bien-sûr la Bretagne, sont très présents dans sa peinture, par l'approche du paysage ou l'atmosphère de sérénité qui s'en dégage.



   

 
 
"Je suis dans l’éloge du monde, dans la fulgurance ou le chuchotement de ses métamorphoses, dans l’éclat fugitif des sensations. Je demande à la peinture de me provoquer comme pourrait le faire un paysage inconnu surgi au détour d’un chemin. Même si l’illumination n’est que provisoire, je marche sur le chemin mystérieux de l’inspiration. Bien sûr, dans le travail de la peinture il n’y pas toujours de l’intensité et il faut demander à la matière les moyens d’y remédier, de retrouver le sentier aventureux qui mène à l’éblouissement avec ses éclaircies, ses passages obscurs, ses passerelles lumineuses. Quand je commence une peinture, j’ai besoin d’un temps indéfini, la matière est fluide et vivante et doit le rester. Je recommence sans cesse comme le pêcheur qui lance sa mouche inlassablement, cela peut durer des heures ou des jours… Rien n’est figé. Je ne cherche pas à clore la peinture ni à lui donner un sens précis, elle doit rester ouverte comme en suspens. Bien après le travail, l’œuvre poursuit ses métamorphoses et semble se continuer par elle-même."

la série "les chemins de la montagne, six variations" évolue vers des gris bleutés et des touches de couleur, bleues, rouges...

 





Bernard San Miguel présente "au plus près", une dolérite creusée, travaillée, polie...

 

 

"Mes sculptures sont pour moi le moyen de rendre visible ce qui est invisile, un travail d'épuration de mon inspiration. Schiste, granit, dolérite sont en quelque sorte la mémoire du monde et nous relient quasiment à l'origine de la Terre. Les travailler, les toucher, c'est se relier à cela, c'est comme ouvrir une voie à une autre dimension, comme un point de passage obligé où on touche à la matérialité la plus nue, la plus évidente, et dans l'acte harmonieux de tailler, dans l'étincelle sous le poinçon ou le ciseau, basculer sur l'autre face immatérielle, intangible : l'âme du monde, la permanence des origines..."

"à l'orée du temps" et "fragment d'un futur", schistes, brossé et ciré, ou poli...


 


  

 

"Impréné à jamais de ces forces originelles, je n'ai cessé de rechercher leur contact dans la contemplation de la nature, et par mon travail sur la matière minérale témoin des origines de la terre."



Bernard San Miguel allie le marbre et le schiste dans "Zhong Guo"



et la pierre et le cuivre dans "fleur de vie"

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Published by isabelle goude
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commentaires

JEAN LUC 20/01/2009 08:40

belle présentation, merçi Isa, bonne continuation. JL