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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 13:35

La Galerie Isabelle Goude était installée à Pléneuf Val André d'octobre 2008 à novembre 2009.

site internet en cours de création http://galerieisabellegoude1.e-monsite.com

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 16:45



Jan Maï et Martine Hardy ont exposé à la galerie du 19 septembre au 1er novembre 2009.

 

SEPTEMBER SONG

 

Chanson de septembre, alors que l'été prend fin, que la lumière change, ouvrant les portes d'or et d'ambre du secret. Marcher dans le désordre harmonieux du sensible. Dans les allées du jardin, jouer avec branches et feuilles comme un enfant dans l'enchantement de l'enfance. Laisser couler à travers soi la changeante et inépuisable rivière. Habiter les lieux pour un fragile instant éphémère et léger, dans la mouvance de l'automne qui s'approche et peut-être ici et là laisser fleurir dans sa simplicité le pur bonheur d'être. La vie toute entière est un art.

 

Jan Maï





Jan Maï aime travailler en intimité avec la nature. En résulte des cycles et variations autour des saisons et des lieux. Travaux in situ, porte-folios, séries, explorant et approfondissant des thématiques spécifiques : thème de l'"embrasure", "chemin du fleuve", "l'esprit des forêts", ici "terre de lumière"...

   

 




"Mes sculptures sont réalisées  en terre modelée,  matériau qui me permet de travailler simultanément, volume, couleur, traitement de la surface, matière, graphisme. Elles sont souvent  composées d’éléments encastrables, empilables qui peuvent se prêter à plusieurs combinaisons, dans un répertoire de formes plutôt organiques. 
 

Les "dormantes" évoqueraient des graines en attente de germination alors que les cavités seraient des anfractuosités contenues à l'intérieur d'une surface pleine, d'un bloc.  J’explore le rapport des formes entre elles, l’imbrication des formes les unes dans les autres, les intervalles qui apparaissent, l’empilement, l’encastrement. Le rapport de la forme et de la contreforme, le rapport des pleins et des vides, la délimitation du vide par la matière, le cerne, le contour déterminent aussi des signes, des caractères, des graphismes que je trace avec des matières colorées."    Martine Hardy


 


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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 15:15

La galerie a reçu du 7 au 13 septembre 2009 le Symposium MATIèRES à DIRE.

 


La galerie accompagne le symposium MATIèRES à DIRE organisé par l'association Les Arts Vivants.

Rencontres et expositions sous la forme d'un symposium de créations d'oeuvres en extérieur, avec la participation d'artistes bretons et d'ailleurs : Athali (peinture-installation), Jean Luc Bourel (peinture-installation), Nùria Efe (sculpture technique mixte), Sophie Franck (sculpture pierre), Melen Gibout (sculpture bois).




lien avec le blog de MATIèRES à DIRE pour suivre le symposium en direct ! ... http://matieresadire.over-blog.fr/




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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 12:36


Jean-Joseph Lanoë et Olivier Lévèque ont exposé à la galerie du 8 août au 6 septembre 2009.







Jean-Joseph Lanoë expose à la galerie une partie de ses dernières oeuvres.


                                                                                                                                     (technique mixte sur toile 160 x 98)

"Ce travail n'est pas que de la peinture mais par de là le matériau, c'est aussi une quête, une certaine compréhension, peut-être même une remise en cause de mes idées que la matière transforme en réponse.

Cette recherche m'a donc amené à mettre au point une technique de création basée sur des mélanges de matières minérales, végétales ou industrielles, lesquelles donnent additionnées aux pigments de couleur: une pâte et cette pâte provoque une épaisseur qui rajoute à l'ensemble un mouvement bidimensionnel."                            Jean-Joseph Lanoë

    


"L'espace  que je souligne de petites équerres parfois dans mes travaux est souvent carré, c'est le symbole de la terre par opposition au ciel (cercle). Il peut signifier l'immutabilité par rapport au mouvement circulaire. C'est une figure géométrique stable. Mais pour moi, il tient aussi lieu de passage ; une fenêtre à remonter le temps ou à poursuivre le futur, une entrée sensorielle, un transit intemporel vers un univers parallèle, en somme une autre dimension."


                                                                                   (98 x 150)

"Ma première obsession fut la porte ou le passage. La porte qui symbolise le lien de passage entre deux états, entre deux mondes, entre le connu et l'inconnu, la lumière et les ténèbres, le trésor et le dénuement.
La porte ouvre sur un mystère, elle a une valeur dynamique, psychologique, elle indique un passage et elle invite à le franchir. C'est l'invitation au voyage vers un au-delà.
Le voyage symbolique, c'est aussi une quête de vérité, de paix, de l'immortalité. Il exprime un désir profond de changement intérieur, un besoin d'expérimentation nouvelle plus encore que le déplacement local selon C.G. Jung."   Jean-Joseph Lanoë


Olivier Lévèque présente pour cette exposition différentes pièces en grès d'Erquy ou granit.

                                     fragment n°4, grès/toile cirée, 50x34x26



"Sculpteur autodidacte qui, au travers d'un amagalme de matières choisies pour leurs qualités plastiques, cherche à mettre en évidence une vision interne, cette autre fréquence.

Volontiers abstrait (ce qui n'exclut ni la fantaisie, ni la poésie), l'objet portant toute sa charge émotionnelle s'ouvre à d'autres espaces, autres lieux."


    



 
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9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 14:31


Hervé Duval et Yannick Connan ont exposé à la galerie du 11 juillet au 7 août 2009.








Hervé Duval présente ses derniers travaux, dans lesquels il allie le hasard et la maitrise en mettant en oeuvre diverses formes d'automatismes "pour explorer les terres inconnues, au plus intime de soi".



 

"Hervé Duval mêle l'automatisme gestuel aux automatismes mécaniques tels que grattages, lessivages, recouvrements, ponçages, dont il interprête les résultats. Ces couches successives qui « remontent » à la surface du tableau évoquent autant de strates d'une géologie de cette mémoire de l'autre versant de l'activité mentale, porteuse de traces inscrites dans une matière minérale, non sans analogies avec l'art pariétal. "
Suzel-Ania Charbonnel

  

 

 

(...)  « Je ne revendique pas le rôle de passeur mais plutôt celui de passage », déclare Hervé Duval, j'aime l'idée que je ne suis pas seul à peindre le tableau en train de se faire. Pendant plusieurs années, de 1985 à 1987, j'ai peint les quatre mêmes supports, recouvrant quotidiennement le travail de la veille, sans regret pour les images disparues, sans l'envie de faire une oeuvre et encore moins de la montrer. Période très introvertie, d'expériences et d'expérimentations, bien loin du « regard de l'autre ».


"Le point de vue du regardeur que je suis ne peut qu'être alerté par l'évidence de ces derniers mots, qui situent la démarche d'Hervé Duval dans cette période 85/87 comme une quête spirituelle, en référence à une nécessité intérieure qui implique des temps où, comme l'affirmait André Breton, « l'être se recharge en mileu isolé », où les images éphémères semblent sous-tendre le voyage aux tréfonds de soi, pour l'artiste qui se livre à une sorte de rituel divinatoire : l'interrogation comme autant de rêves interprêtés. Ceci n'est pas sans me faire penser aux peintures de sable des chamans navajos dispersées aux quatre vents après leurs cérémonies."

Suzel-Ania Charbonnel




Yannick Connan exposent des sculptures en granit, ses "érosions".
On peut parler là aussi de couches successives, de strates... dans sa façon de composer ses sculptures.

 

 

"Yannick Connan est parti du besoin de se confronter à des matériaux à structure élémentaire, minéraux, végétaux, qui préexiste à l'Homme et à son histoire, tout en fondant l'un et l'autre.
Les Érosions sont la mise au jour d'une mémoire oubliée sous l'empilement des coutumes, l'ébauche d'une langue neuve jaillie de la sédimentation des usages, racines d'une généalogie imaginaire; d'éléments d'une stratégie de présence au monde."

Emmanuel B. Freund



 

"...de la sédimentation des usages.
Fragment arraché à une mine à ciel ouvert, Fiche est le fruit d'une rêverie opérative sur le destin de l'Homme vertical, celui qui, planté quelque part, vient à bout de son opacité pour réverbérer la lumière du cosmos.
"..." racines d'une généalogie imaginaire;..."   yannick Connan


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22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 17:54
 Lluis Banti et Ylag ont exposé à la galerie du 21 mai au 5 juillet 2009.





Ylag présente des travaux récents, pastels secs sur papier, un travail sur le noir et la lumière. Cette technique lui permet de travailler en contact direct avec le papier, sans autre intermédiaire que la gomme ou l'estompe.

 

 

Il s'agit d'atteindre des intensités de noir extrêmes, quasi photographiques, en faisant éclater le blanc résiduel du papier.



       

 

"J'essaie de piéger l'observateur dans des paysages imaginaires et silencieux, en le plongeant dans la transparence d'eaux profondes et noires, en éprouvant son regard et sa perception du travail par de fausses perspectives.

Et puis, au détour d'un dédale de petits reflets virtuels, de le confronter à quelques repères dans l'obscurité, balises intemporelles dans un velouté de gris sombre. Souvenir de graphisme entre aperçus sur des rivages.

 

J’élimine les formes complexes pour ne conserver que de petits éléments géométriques.

La palette s’adoucit, l’opposition des noirs et des blancs purs s’efface pour de grandes plages de gris, rehaussées d’un motif rémanent, quadrilatère flottant sur l’horizon ou segment lumineux sur un paysage diffus et sombre.

 

Depuis quelques mois je travaille sur des formats différents.

Le carré est pour beaucoup la forme parfaite.

Voilà que j’y trace à nouveau mes petits bouts de lumière, mais aussi de grandes déchirures blanches sur un fond de brûlis, avec des intrusions de lumière rasante qui ouvre sur de nouvelles frontières optiques.

 

C'est une tentative de créer l'émotion sur la base du dessin pur, par un travail abstrait, monochrome et que j'espère rigoureux."

 

Ylag

     




Lluis Banti présente des pièces récentes en métal, assemblant le fer, l'inox, le galva.



 

"En travaillant le métal, je retrouve des aspects de l'art de ma Catalogne natale liés aux ouvrages de ferronnerie et à l'architecture. Mes sculptures se composent d'éléments autonomes bien différenciés, lesquels interagissent en leur déploiement dans l'espace pour devenir formes dans un ensemble homogène.

Valorisation de chaque point de vue, jeu d'équilibres et proportions, rapport au sol, dialogue entre le plein et le vide, entre la part et le tout…À travers ce langage plastique, fait de contraintes et intuitions, je cherche à établir des passages allant du concret à l'indicible, et retrouver ces instants où la volonté d'expression parvient à se manifester."

Lluis Banti

   

 



   

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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 12:37

  Lucie Lauté et Bernard-Marie Lauté ont exposé à la galerie du 4 avril au 17 mai 2009.



Bernard-Marie Lauté présente à la galerie quelques travaux récents, grandes bannières libres, huile sur toile, et des peintures sur papier de différents formats, craie grasse sur papier.

 

"Mes toiles les plus récentes ont été, le plus souvent, générées longuement. Les premières impatiences refroidies, en maints tatonnements, trébuchements et autres plaisirs semblables, jusqu'à l'arrivée, l'installation du point d'équilibre où la vie se répand parcimonieusement, où l'espace s'anime enfin, conquérant sa place, le plus naturellement du monde.. "


 

 "Depuis quelques années déjà, je travaille quotidiennement, dans la mesure de mes moyens. Souvent assez rapidement, puis, de reprises en repentirs, de réflexions en déconstructions, longtemps et lentement. Tant il est vrai que le chemin, pour aventureux qu'il soit, n'est pas toujours bordé des mêmes ornières. Je crois qu'exploration convient mieux pour moi que recherche. Les territoires que j'investis restant toujours assez proches d'un sentiment viscéral de la nature et de la place que j'occupe au milieu de celle-ci, là où je vis et travaille."

   


   

   

 

"Ce que je tente de faire c'est, à travers une suite d'accords, de trouver la vibration la plus juste, la sonorité la plus claire, le tout sur un canevas très architecturé. Comme dans cette suite intitulée « la petite musique des jardins ». Bien-sûr l'équilibre ne se trouve pas immédiatement. Il me faut presque toujours corriger, revenir sur ce que j'ai fait, changeant telle harmonie, la construction même, ajouter ici un accent, effacer là puis rebâtir jusqu'au point d'équilibre, là où tout semble avoir existé ainsi, naturellement.. ! C'est un long chemin, plein d'ornières, d'embûches où on ne sait jamais quel jour on arrivera à destination.»
Bernard-Marie Lauté

 


Lucie Lauté nous fait entrer dans son  univers fait de poésie, de fantaisie, de gaieté, d’animaux charmants et féroces, rêveurs, malins, drôles, timides et câlins... nous pouvons parler d'art brut, d'art naïf, d'art vivant...

 

« J’aime la polyphonie,

toutes les couleurs,

tous les mots,

les contrastes,

les tissus doux,

les bandes-dessinées."

 



"Mes créations permettent de partager le rêve et les instants de bonheur, ce sont des gommes à souci, bouffées d’air frais, d’amour, d’évasion, des confidents compréhensifs et jamais juges…"

 


 

"Mes derniers-nés sont des sculptures en laine bouillie, la laine brune et noire des moutons d’Ouessant. Il n’y a encore pas très longtemps, cette laine servait à tisser des vêtements chauds, des chaussettes, des pulls… Aujourd’hui, elle sert d’isolant pour empêcher l’herbe de repousser, quand elle n’est pas brûlée en dégageant une odeur âpre et insistante. J’aime les petits moutons d’Ouessant et j’avais envie mais envie envie de travailler sur leur belle robe. Lorsque j’ai obtenu de la laine, je l’ai d’abord laissée reposer dans la grange. Mais le sac s’est éventré alors j’ai lavé la laine.

Je l’ai rincée

et rincée

et rincée

et rincée

et séchée longuement longuement.

Maintenant, elle sent bon. La chatte Vénus s’est empressée de se réchauffer à ses côtés. Je m’en suis servie à la façon de l’argile, le lien n’étant plus l’eau mais le fil.

On peut la toucher, la sentir, la caresser et, même si elle se laisse choire, pas besoin de la recoller. J’en avais très très envie, et j’espère que vous aussi." 
Lucie Lauté

 

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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 17:38



Valérie Guillet et Stéphane Callouet ont exposé à la galerie du 7 février au 29 mars 2009.






Valérie Guillet expose des peintures acrylique et craie grasse sur papier marouflé sur toile. On  y retrouve animaux, personnages, écritures...

  

 

"On n'explore pas de la même manière les mondes qui nous entourent et qui nous habitent équipé d'un pinceau ou bien d'un crayon.


Difficile dans mon cas de renoncer à l'un pour l'autre.


Un lieu de rencontre pour des mots et des formes qui se génèrent mutuellement et s'attardent sur le papier.


Avec une phrase qui rôde en toile de fond « on comprend les choses en les fréquentant, pas en les dominant. Par contagion, plus que par domination » (Jean Grosjean)"

 


Stéphane Callouet expose des peintures huile et craie grasse sur toile

 
 
 
 

"Peindre pour moi, c'est avant tout questionner...


Questionner cet espace de « dite » liberté, symbolique, en deux dimensions, au travers de la matière et de la couleur. Mais questionner aussi l'idée que je me fais de la réalité, essayer sans cesse d'en découvrir de nouveaux aspects, de nouvelles facettes.


Cela veut dire, changer de point de vue dès que possible, aller jusqu'au bout, si possible, jusqu'à apercevoir les contradictions et tenter leur rapprochement autant que faire se peut.


Peindre est pour moi une façon de réunir des contradictions (au sein de mon esprit ou de la matière), de « parler » des hésitations et des aller-retours de nos pensées et de nos sensations. Le doute souvent revient...


L'infini de l'esprit et de la création est parfois une ivresse, une fuite hors du temps.


Je pense souvent au fait que la peinture et « la matière » me créent des émotions en même temps que je les travaille.


Le plus grand problème étant d'être réceptif à ce qui se passe sur la toile, avec le moins possible d'à priori."

  

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18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 17:55

Jean Luc Bourel et Bernard San Miguel ont exposé à la galerie Isabelle Goude du 20 décembre 2008 au 1er février 2009.



Jean Luc Bourel présente des oeuvres sur papier marouflées sur toile. Un travail, une recherche sur le noir, le gris, le blanc, la lumière.



 

« le sentiment de la lisière, du rivage est au coeur du travail de la peinture.../.. jamais assez de blanc pour donner au noir la qualité de lumière d'une trace à peine discernable, pour tamiser une surface d'ombre et la faire vibrer au seuil de l'opacité. Le blanc est devenu couleur-lumière, faisant naître un monde de sable, de neige et de roches... »



 
  


La Chine, la Finlande, où Jean Luc Bourel a séjourné, et bien-sûr la Bretagne, sont très présents dans sa peinture, par l'approche du paysage ou l'atmosphère de sérénité qui s'en dégage.



   

 
 
"Je suis dans l’éloge du monde, dans la fulgurance ou le chuchotement de ses métamorphoses, dans l’éclat fugitif des sensations. Je demande à la peinture de me provoquer comme pourrait le faire un paysage inconnu surgi au détour d’un chemin. Même si l’illumination n’est que provisoire, je marche sur le chemin mystérieux de l’inspiration. Bien sûr, dans le travail de la peinture il n’y pas toujours de l’intensité et il faut demander à la matière les moyens d’y remédier, de retrouver le sentier aventureux qui mène à l’éblouissement avec ses éclaircies, ses passages obscurs, ses passerelles lumineuses. Quand je commence une peinture, j’ai besoin d’un temps indéfini, la matière est fluide et vivante et doit le rester. Je recommence sans cesse comme le pêcheur qui lance sa mouche inlassablement, cela peut durer des heures ou des jours… Rien n’est figé. Je ne cherche pas à clore la peinture ni à lui donner un sens précis, elle doit rester ouverte comme en suspens. Bien après le travail, l’œuvre poursuit ses métamorphoses et semble se continuer par elle-même."

la série "les chemins de la montagne, six variations" évolue vers des gris bleutés et des touches de couleur, bleues, rouges...

 





Bernard San Miguel présente "au plus près", une dolérite creusée, travaillée, polie...

 

 

"Mes sculptures sont pour moi le moyen de rendre visible ce qui est invisile, un travail d'épuration de mon inspiration. Schiste, granit, dolérite sont en quelque sorte la mémoire du monde et nous relient quasiment à l'origine de la Terre. Les travailler, les toucher, c'est se relier à cela, c'est comme ouvrir une voie à une autre dimension, comme un point de passage obligé où on touche à la matérialité la plus nue, la plus évidente, et dans l'acte harmonieux de tailler, dans l'étincelle sous le poinçon ou le ciseau, basculer sur l'autre face immatérielle, intangible : l'âme du monde, la permanence des origines..."

"à l'orée du temps" et "fragment d'un futur", schistes, brossé et ciré, ou poli...


 


  

 

"Impréné à jamais de ces forces originelles, je n'ai cessé de rechercher leur contact dans la contemplation de la nature, et par mon travail sur la matière minérale témoin des origines de la terre."



Bernard San Miguel allie le marbre et le schiste dans "Zhong Guo"



et la pierre et le cuivre dans "fleur de vie"

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8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 11:25

 
Athali
et Armel Hédé ont exposé à la galerie Isabelle Goude du 25 octobre au 14 décembre 2008.

   




Athali, peintre, présentait dans la première pièce ses "horizons", où nous sentions la ligne d'horizon, la terre et ce qu'elle renferme et ces ciels, larges, ouverts.. avec beaucoup de couleurs, de nuances dans la couleur, de matière...

 


dans la deuxième pièce étaient présentés les "oeufs", une série de neuf oeufs, une autre série de trois oeufs y répondait, et les quatre "oeumbres", une recherche sur l'oeuf, l'enveloppe, l'intérieur et l'extérieur...

 

"Dans ce monde en mouvement, j'essaie aussi de capter par des formes ce qui est immanent et ce qui touche à l'universel : peut-être les deux facettes d'une même recherche. Par ces formes suggestives (noyaux d'âme, pépins terrestres, horizons) j'évoque l'origine, le mouvement, la force centrifuge, l'atome, l'espace, le vide, l'inconnu, l'infini, l'enfermement et la liberté, l'unité de nos dualités. Dans ces halos insaisissables se dessinent les contours approximatifs du mystère de la vie." (Athali)



   
                           


on retrouve dans ce travail toute la recherche de l'artiste sur la matière, la couleur...


  

   

"Dans son mutisme, la peinture dit parfois plus que les mots, elle exprime autre chose, l'ineffable, la part d'inconnu que l'on n'arrive pas à toucher, à peine évoquer et difficilement à imaginer. Nous la doublons trop souvent de paroles phagocytant la relation naturelle que l'on a avec elle.

Quand je peins, je redonne toute la place à mon intuition, doublée de mon imagination. J'accepte de rester dans les flous de la vie, dans ses marges, celles de la non-rationalité, de la non-vérité et de la fragilité. Je laisse à cette part cachée et difficile à dévoiler la possibilité d'exister." (Athali)



Athali a également travaillé la lithographie en 2008 et a présenté lors de l'exposition le livre "dixsoeulutions" , "pour une remise en question", neuf exemplaires numérotés et signés comprenant 10 lithographies.

deux plaques de six lithographies sont à la base de ce travail.

 



Armel Hédé
, céramiste, a présenté lors de l'exposition quelques céladons et porcelaines enfumées.

" céladons très variés venus du mariage du ciel et de la mer, déployés sur de fines incisions d'herbes folles ou de vagues océanes " (Armel Hédé)


  

                                 


Les porcelaines enfumées répondaient totalement au travail d'Athali sur les oeufs, dans les tons, nuances dans la couleur, craquelures...

"porcelaines enfumées aussi, façon raku - une autre face de mon travail - plus contrastées, plus mouvementées, liées peut-être au spectacle des champs de varech à marée basse, comme aux lourds nuages des orages marins." (Armel Hédé)

                   

"Mon seul modèle est celui de la nature, au sein de laquelle j'aime me plonger, qu'il s'agisse de mon jardin ou de nos grèves bretonnes, nature où je puise par osmose certains effets proprement artistiques. Les formes, très classiques au départ, se développent à la suite de croquis ( comme mes actuelles chrysalides ou coléoptères découverts près de ma mare ) ou encore par le simple jeu naturel du tournage qui permet aux formes d'évoluer spontanément vers d'autres volumes, de nouveaux équilibres. Le décor, son dessin, sa matière, eux aussi proviennent de la nature." (Armel Hédé)
 
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